| | | Aira Kogarashi [Forgotten World] | |
| | Auteur | Message |
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Aira

Nombre de messages: 1264 Age: 17 Localisation: Vous me cherchez ? Comme c'est... touchant... Date d'inscription: 27/03/2005
 | Sujet: Aira Kogarashi [Forgotten World] Ven 14 Juil - 12:00 | |
| Voila encore une petite Aira Kogarashi (c'est la première fois que je garde le même nom de famille, normalement je change ^^) C'est mon perso en tant qu'admin sur Forgotten World ^^| Citation: | Aira Kogarashi
Nom* : Kogarashi
Prénom* : Kasuka, Aira (auto-nommée XD)
Pseudonymes (faux noms quoi :p) : Mayaku Negaeri, Yuka Asaki, Fubuki Kyomu, entre autres (^^")
Sexe* : Féminin ^o^
Âge* : 17 ans
Date de naissance (jour, mois) : ...
Clan* : Kaimetsu
Rôle dans le clan* : Leader – défenseuse / chercheuse
Métier : Aira exerce les nobles professions de tueuse à gages et d’espionne. Elle alterne généralement entre les deux mais préfère les simples assassinats aux missions d’espionnage, qui sont généralement assez longues. Elle n’a pas d’employeur fixe, et n’accepte les missions que si elles lui paraissent intéressantes ou qu’elles ont un quelconque intérêt pour son clan.
Arme(s)* : Aira a différents styles de combat, et par conséquent plusieurs armes (qu'elle manie toutes très bien 8D), et elle choisit selon la situation dans laquelle elle se trouve, et aussi son humeur. Tout d'abord, sa technique favorite : combattre avec des fils (tiens, ça me dit quelque chose ) A quoi peuvent-ils bien lui servir ? Eh bien…. Ils peuvent par exemple lui permettre d’attraper de nombreux objets ou être vivants. Selon la matière du fil qu’elle utilise, elle peut les empoisonner, les trancher, les brûler, entre autres. Elle peut aussi les endormir ou les hypnotiser, voire même les tuer sans les abîmer, et les utiliser comme des marionnettes. (non non, je n'ai pas fait de copier coller >< ^^") Dans une sacoche en bandoulière, elle transporte généralement quelques flacons de poisons assez nocifs, voire mortels, dont elle ne se sert que lorsqu'elle est sûre de son coup, car elle ne transporte pas d'antidote. En dernier recours (avant le corps à corps), ou bien lorsqu'elle se trouve dans un endroit un peu trop étroit pour utiliser ses fils, elle utilise de petites armes comme de aiguilles, généralement enduite de poison ou de somnifère, ou bien d'un petit poignard (très aiguisé) qui est toujours caché quelque part sur elle. Il est très rare qu'elle en vienne au corps à corps, car elle déteste ça. Lors d'une crise de folie (voir description mentale et histoire quand je la posterais), elle utilise par contre un long katana d'un mètre soixante, et elle s'amuse à mutiler ses victimes en leur coupant assez grossièrement les membres. Après, elles les finis généralement avec un petit couteau.... Bref, cette jeune demoiselle a plusieurs atouts ^^
Description physique* (4 lignes pleines minimum) : A la base, Aira a des cheveux bruns qui tombent en mèches de longueur irrégulières, mais toutes au dessous des épaules. Ses yeux sont marrons, avec quelques reflets dorés lorsqu’elle est au soleil. Elle a une silhouette assez fine, mais musclée grâce à ses nombreuses et fréquentes missions souvent assez… sportives (^^’’). Elle porte assez souvent des jupes assez courtes (mais pas mini) qui sont, selon elle, plus pratiques pour bouger, ainsi qu’un débardeur et une veste assez confortable. Aux pieds, une paire de vieilles baskets sur laquelle tombent de longues loose socks. Enfin, c’est comme ça qu’elle est lorsqu’elle le peut. Car sinon, lorsqu’elle est en mission… Il n’est pas vraiment possible de parler du physique d’Aira en général, étant donné la fréquence avec laquelle elle doit de couleurs d’yeux et de cheveux. Elle peut être rousse trois jours, et puis châtains les deux suivant, pour ensuite les avoir noirs pendant quelques jours. C’est pareil pour ses yeux : elle enchaîne les changements de lentilles de couleurs aussi rapidement qu’elle change de couleur de cheveux… Pareil pour le style vestimentaire : elle est généralement obligée de s’adapter au milieu dans lequel elle doit s’infiltrer, lors d’une mission d’espionnage. Elle est assez jolie, et les gens ne pensent généralement pas que derrière ce joli visage se cache une personnalité complexe, et assez dérangée…..
Description mentale* (4 lignes pleines minimum) : Aira a un caractère assez complexe. Avec les membres de son clan, elle est très sympathique, et peut parfois sembler tout à fait normale…. Elles les connaît tous très bien, et c’est avec eux qu’elle se sent à l’aise. Par contre, lorsqu’il s’agit de discussions sérieuses, elle change radicalement de personnalité : elle est alors beaucoup plus froide, et ne tolère aucune contestation. Bon, elle n’est quand même pas si méchante : elle tient compte de ce que pensent les autres membres avant de leur confier une mission. Par exemple, elle évite d’envoyer Ajisai no Kimi et son partenaire sur une mission visant une femme ou un enfant. Mais lorsqu’elle n’a pas d’autres choix, elle le fait sans hésitation. Elle ne s’encombre pas vraiment la tête de principes, ce n’est pas l’idéal lorsqu’on est le leader d’un clan qui est obligé d’agir dans l’ombre…. Lorsqu’elle est en mission, elle est totalement placide, et garde toujours le contrôle d’elle-même. Il vaut mieux d’ailleurs, car sinon, cela ferait longtemps qu’elle se serait fait prendre. Elle s’adapte généralement assez vite à la personnalité du personnage qu’elle doit jouer, et le joue à la perfection. C’est une excellente comédienne…. Une autre facette de son caractère que très peu de gens connaissent : lorsqu’elle fait une de ses crises de folie. Il ne vaut mieux pas la voir dans cet état là…. Riant aux éclats, d’un rire sadique, debout au-dessus d’une dizaine de cadavres atrocement mutilés par ses soins, et certains encore vivants, mais à qui il ne reste que le torse et la tête, et encore, pas toujours complets… Ces crises ont débuté quelques années auparavant (vous verrez dans l’histoire 8D), et depuis peu, leur fréquence augmente…. Le seul problème, c’est qu’après ces crises, Aira ne se souvient jamais de rien, et seules quelques images floues, témoins de ses massacres, repassent encore et encore dans ses cauchemars, la hantant toujours….
Histoire :
Les °3° représentent les noms de famille qui resteront inconnus jusqu'à bout XD
Il était une fois, dans un quartier pas très bien fréquenté de la ville souterraine de Chikagai, une femme dont le mari ne voulait pas d’enfant. Cette femme se prénommait Haïra, Haïra °3°. C’était une très belle femme, mais condamnée à vivre avec un mari cupide et imbécile car ses parents l’avaient « vendue » lorsqu’elle était plus jeune : ils n’avaient pas assez d’argent pour la nourrir. Son mari se nommait °3°. C’était un homme assez banal, et s’il avait été riche en un temps grâce à son héritage, il ne pouvait pas en dire autant maintenant. C’est pourquoi il arrondissait ses fins de mois en s’occupant de trafics pas très nets de substances pas très nettes elles non plus, entre les Akusen’ et leurs « clients ». Pour le moment, il ne s’était jamais fait prendre, mais cela n’allait probablement pas durer bien longtemps.
C’était donc cet homme qui ne voulait pas avoir d’enfant, car lui aussi pensait que cela allait lui coûter trop cher. Mais bon, on a beau ne pas vouloir, si l’on ne fait rien, il peut arriver quelque chose de fâcheux. Et c’est ce qui arriva un beau jour : Haïra tomba enceinte. Et elle eut la mauvaise, très mauvaise idée de le lui annoncer. Il ne le prit pas très bien : d’après lui, c’était entièrement de la faute d’Haïra, qu’elle l’avait trompé, etc.
Ce fut une soirée plutôt mouvementée qui s’ensuivit alors : les insultes pleuvaient d’un côté, et des cris aigus servaient de réponse. Les assiettes volaient, les verres se brisaient contre les murs, projetant parfois de petits éclats de verre dans la peau de l’un ou de l’autre. La lumière de la lampe posée sur la table reflétait la scène comme un étrange spectacle d’ombres chinoises, ombres qui se mouvaient sans cesse, l’une de façon saccadée, l’autre plus gracieuse, mais aussi plus brusque : elle se pliait et se dépliait sans cesse pour éviter les coups.
Et cette scène se répétait chaque soir, un peu moins violemment. Les cris n’inquiétaient personne, ce n’était pas rare dans cette ville qu’il y ait des scènes comme celles-ci, et qu’elles puissent tourner au meurtre ne choquait personne. C’est donc dans l’indifférence générale que l’assassinat de monsieur °3° se déroula. Ce n’était pas prémédité, et plutôt que de qualifier cette scène de meurtre, on pourrait l’appeler une réaction de légitime défense, qui s’est transformé en homicide involontaire.
La scène s’était déroulée comme ceci : après avoir un peu abusé de l’alcool et autres « substances illicites », monsieur °3° avait jeté un regard vers sa femme, qui dormait, recroquevillée dans un coin de la pièce, entourée de débris de verre, et ses deux fines mains délicatement posées sur son ventre arrondi ou reposait le nourrisson. En une seconde, la folie avait empli son regard, et l’avait fait se lever, en sueur, haletant. Il avait saisi un couteau sur la table de la cuisine, et s’était approché de sa femme, à moitié tremblant. Ce qu’il ressentait à ce moment devait être assez étrange pour lui : un sentiment d’exaltation, mêlé à un plaisir sadique. Un grand sourire déformait ses lèvres, laissant apparaître des dents jaunies par le tabac, la drogue, le café et le manque d’hygiène. Il s’avançait, encore, tout doucement, pour mieux savourer ce sentiment qui l’emplissait pour la première fois de sa vie. Et soudain, il lève le bras, le sourire toujours sur son visage. Haïra ouvre les yeux, pousse un cri, et roule sur le côté. Elle est à quatre pattes, elle fuit. Lui la poursuit, cet ignoble sourire toujours ancré sur son hideux visage, sans qu’il ne puisse rien faire pour l’enlever. Il voit la scène comme un jeu du chat et de la souris, lui est le chat, Haïra la souris. Au début, c’est le chat qui mène la danse, la souris se contente de fuir, l’air apeuré. Et puis soudain, la souris s’arrête, elle saisit un éclat de verre, et… l’enfonce dans l’œil du chat, qui se crève, répandant partout des gerbes de sang chaud. Haïra ne sait plus ce qu’elle fait, tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle ne veut pas mourir, et que celui ou celle qu’elle porte en elle ne va pas mourir non plus : elle le sauverait, quoiqu’il lui en coûte. Elle saisit le couteau que son mari a lâché, et, avec un regard froid, elle l’abat sur son mari.
Quelques mois plus tard….
Haïra est maintenant allongée à la lisière d’Ame no Tokai. Elle sent que son enfant va naître, dans peu de temps, très peu de temps. Elle sait qu’après, tout sera fini pour elle. Elle n’aura pas la force de survivre à l’accouchement. Mais peu importe, tant qu’elle peut lui donner naissance. Et elle voit sa vie défiler devant ses yeux, mais pas à partir de sa naissance : à partir du moment ou son mari avait tenté de la tuer.
Après avoir tué son mari, dans un geste de survie désespéré, Haïra avait perdu conscience. Et elle s’était réveillé quelques heures plus tard, près d’un corps déjà froid, qui dégageait une puanteur immonde, et déjà couvert de mouches. Sans y prendre garde, elle avait mis le corps dans un grand sac plastique, et l’avait jeté aux ordures. De toute manière, avait-elle pensé, ce n’était là que sa place légitime. Elle avait ensuite nettoyé l’appartement, impeccablement. En faisant cela, elle ne cherchait pas à dissimuler le meurtre, puisqu’elle avait conscience que tout le monde s’en fichait pas mal. Non, elle cherchait plutôt à pouvoir revendre cet appartement au meilleur prix possible. Elle ne voulait pas rester plus longtemps dans un lieu aussi imprégné de souvenirs désagréables. Elle avait réussi à le vendre une semaine plus tard, en échange d’une somme assez misérable, insignifiante par rapport à la valeur réelle de cet appartement. Mais bon, elle ne pouvait pas espérer en tirer plus, les patrons des agences immobilières étant quasiment tous des Akusen’, et même s’ils étaient déjà pleins aux as, il était hors de question de verser beaucoup d’argent à une femme…. Et même à un homme, même si la somme aurait déjà été supérieure à ce qu’on avait remis à Haïra. Puis elle avait travaillé, enchaînant petit boulot minable sur petit boulot misérable, se tuant jour et nuit au travail pour gagner à peine de quoi s’acheter un peu de pain. Elle dormait souvent sur le lieu de son travail, et lorsqu’elle ne le pouvait pas, elle se réfugiait dans une rue sombre, recroquevillée sur elle-même, pour ne pas qu’on la voit. Au fur et à mesure que les jours s’écoulaient, la santé de Haïra se dégradait. Et celle de son enfant, dans son ventre, se renforçait. On aurait pu dire qu’elle absorbait tout le peu d’énergie que possédait sa mère. Et puis les mois s’écoulaient…. Haïra n’avait maintenant plus rien, elle n’avait même pas conservé sa beauté antérieure. Elle semblait vieille, fatiguée par une vie qu’elle n’avait pas eu le temps de vivre pleinement comme elle aurait pu, et dû le faire. Elle avait renoncé à tout, la seule lueur qui subsistait dans son regard était sa farouche volonté de donner naissance à son enfant. L’ombre de la mort planait sur elle, et elle le savait bien. Mais elle ne se laisserait emporter que lorsque son unique objectif, la première et seule chose qu’elle avait voulu accomplir de sa propre initiative, se serait réalisé. Et le moment était maintenant très proche.
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|  | | Aira

Nombre de messages: 1264 Age: 17 Localisation: Vous me cherchez ? Comme c'est... touchant... Date d'inscription: 27/03/2005
 | Sujet: Re: Aira Kogarashi [Forgotten World] Ven 14 Juil - 12:01 | |
| | Citation: | Histoire (suite) : Haïra se traîna jusqu’à l’intérieur d’Ame no Tokai. Ici, son enfant pourrait être découverte, recueillie, aimée et élevée. C’est avec cet espoir qu’elle accoucha, et laissa finalement la Faucheuse prendre son âme, abandonnant là une minuscule petite fille qui pleurait. Même si une nuit simulée était tombée sur la cité souterraine, quelques habitants d’Ame no Tokai qui n’avaient pas encore été pris par Morphée accoururent, alertés par des cris. Et ils découvrirent là un étrange spectacle : un corps de femme et une enfant accroché à celui-ci, et les deux éclairés par une fausse lueur grisâtre censée remplacer la lune. Le nourrisson s’était tu subitement en les voyant arriver, et les avait fixés de ses grands yeux, avant de se remettre à crier.
A peine quelques heures plus tard, le nourrisson avait été lavé, nourri, vêtu, et était conduit à celle que l’on nommait l’Ancienne, et qui occupait la noble fonction de Gardienne de la Cité. Elle nomma l’enfant Kasuka, et demanda qui, parmi les habitants, serait en mesure de recueillir et d’élever l’enfant, et surtout, qui en ressentait le désir.
Ce fut finalement une femme d’une quarantaine d’année qui fut choisie. Elle était dans la cité depuis déjà plusieures années. Elle était la dernière survivante de la lignée Kogarashi, et elle souhaitait à tout prix, avant de mourir, transmettre à quelqu’un les techniques de sa noble, puissante et ancestrale lignée. Pour cela, un nourrisson était parfait, car elle pourrait l’initier dés le plus jeune âge, et cela serait donc plus facile. Bien sûr, ce n’était pas les seules raisons : elle n’aurait jamais d’enfant, et même si elle le voulait, elle ne le pourrait pas. Et c’est surtout la raison qu’elle fit valoir aux yeux de l’Ancienne, qui finit par accepter de lui remettre la garde.
L’enfant grandit donc en compagnie d’une femme très stricte, qui ne tolérait pas qu’on lui désobéisse, mais qui pouvait malgré tout montrer quelques preuves d’affection. Kasuka apprit les techniques de la lignée Kogarashi, progressant rapidement, développant les arcanes, améliorant les mouvements, et ainsi de suite. Ses techniques étaient assez différentes de celles qui avaient servi de modèle, mais Kasuka s’en moquait pas mal, et cela n’avait pas l’air de déranger particulièrement sa tutrice, qui maintenant qu’elle avait accompli son devoir de dernière survivante de la lignée, pouvait enfin se comporter un peu moins sévèrement, et laisser donc un peu plus de liberté à sa fille adoptive.
Kasuka avait maintenant 14 ans. C’était une jeune fille assez calme, qui vivait tranquillement sa vie, comme le faisait tous les habitants de la Cité de la Pluie. Elle était la plupart du temps en compagnie de l’Ancienne, qui lui racontait les légendes qui accompagnaient la création de Chikagai, celle de la Cité d’Ame no Tokai, et en plus des légendes, elle lui confiait en même temps quelques faits réels sur ce qui se déroulait ou ce qui s’était déroulé en dehors de la vie tranquille des habitants de la Cité.
Voyant à quel point les histoires anciennes passionnaient la jeune fille, et lorsqu’elle avait épuisé son stock d’histoires (pourtant immense, vu son âge XD), elle lui avait prêté ses anciens livres, et puis, lorsqu’elle les avait tous dévorés, elle lui avait donné la permission d’entrer dans la tour de Cristal, et de lire ce qui lui tombait sous la main. La seule restriction qu’avait Kasuka, c’était de ne JAMAIS toucher aux ordinateurs ou autres machines électroniques.
Mais vous, lorsque l’on vous dit de ne pas faire quelque chose, cela ne vous donne-t-il pas encore plus envie de le faire, malgré l’interdiction formelle ? C’est ce qui arriva à Kasuka, et elle découvrit plusieures choses qui allaient changer sa vie.
Au début, la jaune fille pouvait encore se contenter de lire les archives de la Cité de la Pluie, et aussi les rares qui concernaient Chikagai en général. Elle ne jetait qu’un rapide coup d’œil à l’énorme machine qui sommeillait derrière elle, et puis détournait rapidement la tête pour se replonger dans sa lecture. Chaque jour se reproduisait cette même scène, avec un seul changement : le rapide coup d’œil était devenu, au fur et à mesure, une contemplation d’au moins 10 minutes. Ses yeux marrons fixaient avec une intensité sans pareille l’écran noir, et brillaient d’une lueur pleine d’exaltation, d’excitation. Comme les yeux de son père lorsqu’il avait voulu tuer sa mère. Mais là, ce n’était pas un meurtre qu’elle allait commettre, mais pire : elle briserait la confiance que lui avait accordé l’Ancienne, elle enfreindrait le seul interdit qui lui avait été imposé, elle déshonorerait madame Kogarashi, elle trahirait tout le monde si elle était découverte.
Mais tout cela importait peu…. Elle était intriguée, et attirée par cette immense masse d’acier. Pourquoi lui avait-on interdit d’y toucher, alors qu’elle était l’une des rares personnes possédant le droit d’entrer dans la tour de Cristal ? Que pouvait-elle découvrir en y touchant ? Quelque chose la concernant ? Quelque chose sur l’histoire de la Cité ? Quelque chose que personne ne devait savoir, et que même l’Ancienne avait oublié à force de sceller cette information ? Mais pourquoi ? Toutes ces questions l’assaillaient, et résonnaient sans cesse dans sa tête. Et quelques jours plus tard…. Elle ne résista plus. Elle pressa le bouton de démarrage du colosse de métal.
Rapidement, le bruit de l’unité centrale emplit la pièce, accompagnée de la lueur bleutée que projetait l’écran sur les murs. Kasuka s’était assise sur un grand siège, qui avait du être conçu pour une personne qui faisait au moins le double de sa taille et de son poids. Mais cela n’avait pas l’air de perturber la jeune fille : elle avait les yeux rivés sur l’écran, ses doigts frôlant le clavier en attendant que l’ordinateur aie fini de s’allumer. Lorsque cela fut fait, elle laissa ses doigts appuyer sur le clavier, ouvrant plusieurs dossiers, cherchant à découvrir quelque chose d’intéressant….
Les quelques bases (assez approfondies XD) du piratage que lui avait appris sa « mère » allaient lui être très utile…. Elles lui permirent d’accéder très rapidement aux dossiers classés confidentiels, et qui ne contenaient quasiment que des fichiers vidéos. Au bout d’une à deux heures de recherche, elle finit par trouver le dossier de son jour de naissance…. Et la vidéo sur laquelle on la voyait naître pendant que sa véritable mère mourait… Elle se rendit soudain compte que, depuis le début, elle avait été trompée…. Et recueillie, pour devenir l’héritière des techniques d’une lignée disparue ?
Une violente fureur s’empara de la petite Kasuka, et elle se transforma en une colère froide… Elle ne rentra pas chez elle ce soir là, ni le lendemain. Elle était barricadée dans la tour de Cristal, à la recherche de sa véritable identité… Après avoir visionné plus d’une centaine de fois la vidéo de sa naissance, elle remarqua enfin qu’au cou de sa mère était accroché un petit pendentif sur lequel était gravé H.A.I.RA. La jeune Kasuka décida qu’elle porterait le même prénom que sa mère, avec une lettre de différence…. Aira…. Elle s’appellerait désormais Aira Kogarashi… Puisqu’il était inutile de penser pouvoir retrouver son véritable nom de famille, elle prendrait celui de sa mère adoptive…..
Ainsi renommée, la jeune fille prépara, lentement son départ de la cité de la Pluie…. Elle se renseigna sur un groupe qui l’intéressait particulièrement, les Kaimetsu. Eux aussi semblaient être à la recherche de leurs origines, ou plutôt de celles de Chikagai. Ils avaient l’air de penser que quelqu’un les avait trahis pour les enfermer ici… Sentiment assez semblable à celui que ressentait l’ex-Kasuka en ce moment. Elle voulait rejoindre ce groupe, avoir consulté la majeure partie des archives de la cité de la Pluie, si mystérieuse aux yeux de tant d’autres, et si limpide pour elle…
Cela faisait maintenant une semaine et demi que la jeune fille n’était pas sortie de la tour. Elle avait bu et mangé ce qu’elle avait trouvé, autrement dit pas grand chose… En contrepartie, elle avait fini de préparer son départ, et elle pouvait maintenant quitter cette cité… Mais avant de partir, la jeune demoiselle avait quelque chose d’important à faire…. Détruire tous ceux qui l’avaient trahie… En commençant par sa mère adoptive… Et en finissant par l’Ancienne, si elle le pouvait…
Ce fut une véritable boucherie… La jeune fille passait partout ou elle le pouvait, et détruisaient tous ce ou ceux qui lui tombaient sous la main, en y prenant un plaisir sadique… Cela l’amusait énormément de voir des êtres faibles perdre la vie sous ses fils… Elle n’était censée tuer que ceux qui l’avaient trahie, mais… elle s’était laissée prendre au jeu de la mort. Un grand sourire sur son visage, elle avançait dans la ville, en massacrant doucement ceux qu’elle croisaient… Et lorsqu’elle arriva « chez elle », ce n’est pas la peine de décrire la scène (XD). Disons simplement que l’élève avait dépassé le maître, et qu’elle le lui faisait bien sentir, murmurant plusieures paroles blessantes entre les petits coups de couteaux qu’elle lui assenait sans jamais l’achever… Aira l’abandonna finalement là, agonisante… Elle avait encore soif de sang…. Alors elle se dirigea lentement vers le domicile de l’Ancienne… Où l’attendaient de pieds fermes quelques dizaines de survivants, qui la neutralisèrent, en essuyant malgré tout quelques pertes. L’Ancienne fit alors quelque chose qui surprit pas mal de monde : elle lança simplement un seau d’eau glaciale à la figure d’Aira, ce qui la fit soudainement reprendre ses esprits.
Puis elle fut bannie de la Cité de la Pluie sans plus de cérémonie. Pourquoi ne fut-elle pas tuée, comme le souhaitaient de nombreuses personnes qui avaient perdu des proches dans cette « bataille » ? Cette question restera elle aussi sans réponse, comme de nombreuses autres, puisque l’Ancienne mourut quelques jours après que la jeune fille aie quitté la Cité.
Après cet « incident », Aira se rendit à Chikagai, l’âme paisible, mais pourtant troublée par les rares souvenirs flous de cette nuit de massacre… Elle semblait avoir oublié tout ce qu’elle avait commis alors, et pensait qu’elle avait simplement quitté Ame no Tokai comme elle avait initialement prévu de le faire, et comme s’il ne s’était rien passé de plus que son départ.
Pour survivre, elle débuta dans les nobles fonctions de tueuse à gages, et d’espionne. Puis elle parvint enfin à rejoindre les rangs des Kaimetsu, pour gravir petit à petit les échelons de la « hiérarchie » de ce clan. Elle avait 16 ans lorsque l’ancien leader mourut suite à une affaire d’arme trafiquée par un mystérieux inconnu qui devait faire partie des Akusen’. Aira prit la relève, et elle occupe désormais le poste de leader des Kaimetsu depuis un an….
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|  | | Sweet Narcotic Esprit du mouton


Nombre de messages: 66 Date d'inscription: 05/06/2006
 | Sujet: Re: Aira Kogarashi [Forgotten World] Ven 14 Juil - 19:23 | |
| une chose à dire : bravo ! j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette fiche ! d'ailleurs tu pourrais me passer l'adresse du RPG ? ( c'est bien celui que tu m'vais présenté à la BD, non ? ) _________________  - Just one kiss and I'm ready to die - HIM - - La mélancolie c'est le bonheur d'être triste - |
|  | | Aira

Nombre de messages: 1264 Age: 17 Localisation: Vous me cherchez ? Comme c'est... touchant... Date d'inscription: 27/03/2005
 | Sujet: Re: Aira Kogarashi [Forgotten World] Ven 14 Juil - 20:47 | |
| Je la passe vite fait, je ferait la pub en rentrant de vacances ^^ http://forgotten-world.darkbb.com/
Comme je pars, c'est Koshiro Shisui qui est admin à ma place, et du coup, il pourra valider vos fiches si vous vous inscrivez ^^_________________ † Mode dépressif activé.... †  Image ©Pyromaniac |
|  | | | | Aira Kogarashi [Forgotten World] | |
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